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05 Novembre
« Le co-développement économique doit passer par les collectivités »
« Le co-développement économique doit passer par les collectivités »
Le 5 novembre, Vincent Ledoux, Député-Maire et vice-président de la Métropole Européenne de Lille en charge de l’économie et de l’emploi, a accueilli salle Catry Moussa Mara, ancien Premier ministre de la République du Mali. Les échanges avec de nombreux représentants des mondes économique et institutionnel de la Région, avec la diaspora malienne du Nord, ont permis d’évoquer les axes de progrès à réaliser en matière de co-développement économique entre la France et le Mali. Une visite de la Ferme du Vinage et une table ronde en présence des représentants d’associations de coopération-jumelage de la métropole et d’au-delà ont complété cette visite à l’issue de laquelle la volonté de nouer des partenariats économiques forts est plus que jamais à l’ordre du jour entre les deux pays, à commencer par une mission exploratoire réunissant des élus, des entrepreneurs et des universitaires dans le cadre d'un cluster.
Après la réception il y a un an à Roncq de l’ambassadeur du Mali en France, la venue de Moussa Mara jalonne ainsi les moments forts destinés à donner un coup d’accélérateur au co-développement économique, l’une des solutions aux dramatiques problèmes migratoires dans un même contrat gagnant-gagnant. « Un Malien sur quatre vit en dehors de son pays », reconnaît Moussa Mara, « alors que le 1er pays producteur de riz de l’Afrique de l’Ouest est en train de sortir de la crise et affiche un taux de croissance annuel de 5 à 10% ».
La population malienne se concentre de plus en plus dans les villes comme à Bamako, capitale centrale de l’Afrique de l’Ouest peuplée de 3,5 millions d’habitants, et de nombreuses opportunités de coopération sont à mettre en œuvre. « Comment passer de l’aide humanitaire au co-développement économique », s’interroge Vincent Ledoux, « le développement malien doit permettre d’amener nos entreprises là-bas ».
Les intervenants ont été aussi nombreux à s’interroger, à l’instar de Luc Doublet, PDG de l’entreprise éponyme spécialisée dans la signalétique intérieure et extérieure : « comment transférer les savoir-faire ? » Pour Patrick Vandamme, ancien directeur de Triselec, cela passe par du « co-working, des actions locales menées sur place en apportant des outils ».

Au Mali, on crée une entreprise en deux jours

Moussa Mara assure que le système juridique et judiciaire est « plus libre et plus permissif au Mali qu’en France, on crée une entreprise en deux jours au Mali où l’on soutient davantage la création d’entreprise que dans l’Hexagone ».
Des opportunités d’autant plus criantes que tous les domaines d’activités sont porteurs en terre malienne : agro-alimentaire, transports, industrie minière (3ème producteur d’or d’Afrique), industrie énergétique (production solaire, bio-carburants…). « Les initiatives doivent être portées de ville à ville, de région à région, de collectivité à collectivité, de Chambre de commerce à Chambre de commerce… il faut aussi évaluer sur le terrain les partenariats à nouer », souligne l’ancien 1er Ministre malien.
La conseillère diplomatique auprès du Préfet de Région, présente dans l’assemblée, abonde dans ce sens : « on est là pour instaurer un cadre favorable au co-développement économique d’autant que la France n’est plus le 1er investisseur au Mali, dépassée notamment par la Chine ». Quant au risque sécuritaire, Moussa Mara a préféré le minimiser pour se focaliser sur les opportunités de développement pour les entreprises françaises. « La coopération n’est pas assez soutenue entre la France et le Mali », regrette-t-il, « j’estime que la langue et la culture françaises ont encore beaucoup d’influence au Mali, il y a là un vrai pari sur l’avenir, il faut déverrouiller la culture de l’innovation ». Vincent Ledoux a promis de porter haut et fort cette dernière remarque.
Quant au financement d’éventuels projets au Mali, il faut plutôt compter sur soi-même, dit en substance Moussa Mara. Les questions de santé, d’artisanat (socle en Afrique mais « parent pauvre des politiques publiques maliennes »), de technologies de l’information, de mauvais état des routes ont été soulevées par de nombreuses personnalités différentes, par le Maire de Bousbecque, par la directrice de la Maison de retraite de Roncq, par un docteur clinicien. L’ancien 1er Ministre malien a répondu point par point et s’est montré résolument optimiste. « Il faut aller sur place, écouter nos amis maliens et mettre en place avec eux de la coproduction », a exhorté un chef d’entreprise du secteur.
A l’issue de la conférence-débat, Moussa Mara a reçu des mains de Vincent Ledoux l’hippopotame de cristal, symbole d’amitié, ainsi qu’un plateau de produits du terroir roncquois, sans oublier un cadeau offert par Xavier Bertrand, président de la région des « Hauts de France ». De son côté, Vincent Ledoux s’est vu remettre l’ouvrage de Moussa Mara dûment dédicacé et intitulé « Jeunesse africaine, le grand défi à relever ». (Photos Thierry Thorel et Patrick Bonte)
Vous pourrez retrouver le 8 novembre un reportage vidéo consacré à la venue de l'ancien Premier Ministre malien sur www.Roncq.TV


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